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" J'ai mis ma concience aux prises avec ma raison, et la réflexion m'a convaincu, autant que l'experiences, que: " Tout Individu qui se sacrifie, sans néccésité pour des intérêts vagues et collectifs, n'est qu'un animal, d'un instinct dépravé, qui, tôt ou tard, sera corriger par la double épreuve, de l'injustice et de l'ingratitude..."
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En quête de liberté intérieure!

 
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Sasha
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MessagePosté le: 12/02/2013 11:46:18 (2018)    Sujet du message: En quête de liberté intérieure! Répondre en citant

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En quête de liberté intérieure!



«Les êtres qui se sentent aimés ont une consistance, une densité, une liberté intérieure qui les rend plus ouverts aux cadeaux de l'existence». Jacques Salomé
Nous vivons dans une société qui valorise la réussite. Réussir ou échouer peut, selon les individus, impacter sur l'estime de soi qui augmente ou diminue selon le jugement porté sur la situation. Si l'expérience est vécue en terme d'échec, il peut s'ensuivre une perte de confiance et une difficulté à entreprendre.
De plus, l'individualisme qui découle de ce mode de société, fait perdre le sens de la fraternité, de la famille et de la solidarité, ayant plus pour effet d'isoler que d'unifier.

La compétition est rude, l'individu doit s'intégrer au système et satisfaire aux exigences que ce monde impose s'il ne veut pas en être exclu. Pour cela, il doit pouvoir s'adapter rapidement, être performant, réactif, innovant, etc. Une pression qui génère du stress parfois difficile à gérer.
Dès lors, l'épanouissement de l'homme est loin d'être au cœur des préoccupations, peu importe son bien-être pourvu qu'il soit productif. Comme avec le fruit de son travail, il peut satisfaire toujours plus de désirs avec l'accès au crédit « providence », il s'est habitué à vivre d'éphémère et de superflu, mais le confort matériel peut « griser » et donner l'illusion de bonheur. De plus, lorsqu'il y a identification à la réussite, le risque est de se perdre soi-même à travers elle.

Ce qui est intégré dans les esprits au vu de ce que renvoie ce type de société, c'est que dans ce monde, pour être bien vu et considéré et pour ne pas risquer d'être mis de côté, jugé de n'être rien, parasite, assisté ou encore fainéant, il faut réussir.
Cette phrase du président MACRON, illustre bien cette manière de penser : « Une gare, c'est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien ». Tout est dit, soit on réussit, soit on n'est rien !

Des clichés sur la réussite sont aussi véhiculés par la publicité contribuant ainsi à la « normaliser », comme par exemple ce célèbre slogan du publicitaire Jacques SEGUELA : « Si à cinquante ans, on n'a pas une Rolex, c'est qu'on a raté sa vie ».
Ainsi, posséder une « belle » voiture, une « belle maison », de « beaux » objets, ... est valorisant pour l'image de soi et affiche une certaine réussite et niveau social.


Si la réussite est valorisée, on n'apprend pas à échouer !

En effet, le système éducatif quel qu'il soit, familial, scolaire, sportif, conditionne les esprits à travers une manière de penser et d'être, à « réussir », excluant l'échec de l'apprentissage, étant jugé dévalorisant, voir culpabilisant d'échouer. Pourtant la vie est faite d'expériences toutes formatrices, « échouer », peut être une opportunité pour se réajuster.

Quand les parents font des « sacrifices » pour que leurs enfants « réussissent », ils leurs font porter sans le vouloir, un lourd fardeau. Car, même si ce n'est pas dit, l'enfant reçoit comme injonction de «réussir » ce que ses parents projettent sur lui. S'ils lui signifient leur déception, il peut se sentir n'être pas digne de confiance et ni de leur amour.


Mais la « réussite » ne garantit pas le bonheur, ni même nos possessions.

C'est se leurrer que de penser que le bonheur se situe dans la réussite, les biens ou les personnes. Avec ce mode de penser, c’est s'exposer à la déception et à la souffrance. Car, il suffit d’une « tourmente », pour que cela provoque un fort sentiment d'écroulement. La charge émotionnelle qui en découle peut être telle, qu'elle peut anéantir la personne concernée.

Il y a un risque à accorder trop d'importance à son statut social et/ou aux biens matériels que l'on possède. Associés à la personnalité, un attachement voire même une identification, impactent sur l'image de soi et la valeur que l'on s'accorde. Dès lors, cela peut engendrer la peur de perdre ce « confort » que l'on a acquis parfois avec beaucoup d'investissement personnel et/ou financier.
C'est pourquoi, certaines personnes confrontées à une situation de perte éprouvent un sentiment d'avoir tout perdu, d'être au fond du trou et de n'être plus rien. Pour elles, leur monde «s'écroule » aussi vite qu'un château de cartes. Il peut en être de même pour une perte d'emploi, décès, séparation, etc.
Pour d'autres, vivre dans le confort qu'apporte leur réussite, peut engendrer une crise identitaire. C'est ce que vivent sans en avoir conscience certaines personnes qui, à travers lui, se « fuient », se nient, s'oublient. Il peut en être de même à travers le couple ou les enfants. A un moment donné de leur existence, ces personnes peuvent être en proie à des questionnements et remises en question et éprouver le besoin de se (re)trouver, de (re)devenir elles-mêmes. Il peut s'ensuivre des prises de décision parfois radicales.

Les personnes étant en capacité à faire face à ces « défis » de la vie, même si la perte leur est douloureuse, ont une capacité à rebondir et à se dépasser, parce que ce n'est pas vécu comme étant un drame ou un échec, mais comme une expérience à dépasser. Cette force les aide à surmonter ce qui leur arrive.


L'enfant est conditionné à réussir.

L'école est le lieu où l'enfant se sociabilise et où, par phénomène de comparaison, fait l'expérience d'une mise en concurrence avec les autres élèves qui « pousse » insidieusement à la compétition pour réussir. En pratique, le travail scolaire est soumis aux appréciations des professeurs et noté, puis souvent remis à haute voix par l'enseignant à chaque élève. Au vu de leurs résultats, les élèves sont complimentés, valorisés, encouragés, ... ou bien, font parfois l'objet de remarques dévalorisantes, voire humiliantes.
Cette pédagogie produit des effets dévastateurs, puisque l'enfant s'identifie à ses résultats. Il peut s'ensuivre une difficulté à se faire confiance, mais aussi une propension à se dévaloriser lui-même et à se mésestimer.

Pour l'enfant qui doit affronter le regard de l'enseignant et celui des autres élèves, cela peut engendrer en lui un fort sentiment de honte qui peut l'amener à se juger « durement » et à se sentir « nul ». Il aura aussi à faire face aux remarques de ses parents et comme il est sensible au regard qu'ils lui portent, il peut s'en vouloir de les décevoir.
Certains parents font d'ailleurs l'erreur de faire des comparaisons avec un, ou des enfants de la fratrie qui ont sans doute plus de facilités à intégrer ce qu'ils apprennent. Mais cette attitude est nuisible à la relation entre les membres de la fratrie. Elle peut avoir pour effet d'engendrer une jalousie et une rivalité, si c'est vécu comme étant du favoritisme.

Dès lors, si dès le plus jeune âge, l'enfant reçoit comme injonction de « réussir », il se doit d'y répondre pour ne pas risquer de ne pas être aimé, d'être pénalisé, exclus, dévalorisé, jugé... Ainsi conditionné, il retrouvera les mêmes codes plus tard dans sa vie sociale et affective.
En dépit de quoi, s'il n'a pas appris à se considérer, il sera vulnérable aux jugements de valeur auxquels il serait identifié, aux regards portés sur lui et celui que lui-même se porte. Cette fragilité intérieure aura pour conséquence que ses actions soient guidées par ses peurs. Sous leurs emprises, il aura une difficulté à être lui-même. Par exemple, la peur de l'échec peut le « bloquer » dans son parcours professionnel et/ou affectif.

Pourtant, la société aurait à gagner à produire des individus bien dans leur tête et bienveillants avec eux-mêmes. Il serait par exemple souhaitable d'aider l'enfant à se découvrir, à découvrir son potentiel et souhaitable aussi, de le laisser auto-évaluer son travail. Cette invitation à faire lui-même une auto-critique, le responsabilise et lui donne envie de parfaire ses connaissances. N'étant ainsi pas en compétition avec les autres élèves, mais avec lui-même, il peut développer une confiance en lui et en ses capacités. Il peut en résulter une envie de s'améliorer et de donner le meilleur de lui-même dans le respect de ses possibilités du moment. Dès lors, il apprend à être autonome et à se détacher de l'emprise du regard de l'autre.

« Notre grande erreur est d'essayer d'obtenir de chacun en particulier les vertus qu'il n'a pas, et de négliger de cultiver celles qu'il possède ». Marguerite YOURCENAR " MON ANCETRE"


En quête d'une liberté intérieure, de liberté d'être soi!

« La liberté intérieure, c'est quand le regard de l'autre ne nous détermine pas ». Alexandre JOLLIEN
Ce monde de l'image dans lequel nous vivons, rend sensible au regard qui est porté sur soi, ce qui « pousse » parfois à paraître ce que l'on n'est pas. Mieux vaut se « fondre dans le moule », ne rien laisser paraître qui pourrait exposer aux critiques et autres jugements ! Le paraître prend alors le dessus sur l'être, pouvant un jour ou l'autre, engendrer une crise identitaire et un besoin de liberté intérieure.
Cette quête de libération, est un « appel » intérieur à une liberté d'être qui devient essentielle à la personne que nous sommes, pour s'affirmer et pour aussi pour vivre harmonieusement en accord avec nos valeurs.
Mais, cela ne peut être possible qu'en se libérant du « carcan de l'ego ». Sans en avoir vraiment conscience, des besoins cherchent à être comblés, comme le besoin de valorisation ou de supériorité (pour compenser une infériorité), de reconnaissance ou de plaire (pour se sentir exister), besoin d'avoir absolument raison, etc. Nous avons à prendre conscience qu'une partie de la souffrance qui nous affecte, est celle que l'on s'inflige soi-même. Cette souffrance révèle une forme de refus à ce qui est, une résistance dont beaucoup n'ont pas conscience.

Nous avons donc à nous « libérer » de ce qui entrave notre liberté d'être. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons accueillir ce qui nous arrive avec le détachement nécessaire, puisque cette liberté intérieure a pour effet de favoriser une détente globale, tant de l’esprit, que du corps et du cœur. Ensuite, l'amour qui est au centre de notre bien-être, car nous avons besoin d'aimer et de nous sentir aimé, peut alors s'exprimer sans «retenue», et notre humanité aussi.

« Tant que l'ego dirige votre vie, la plupart de vos pensées, de vos émotions et de vos gestes émanent du désir et de la peur. Alors, dans les relations, vous désirez ou craignez quelque chose de l'autre. Ce que vous voulez de lui, ce peut être le plaisir ou le gain matériel, la reconnaissance, des louanges ou de l'attention, ou un renforcement de votre sentiment de soi par la comparaison et l'affirmation que vous êtes supérieur à lui, du point de vue de l'être, de l'avoir ou des connaissances. Ce que vous craignez, c'est le contraire: qu'il puisse, d'une façon ou d'une autre, diminuer votre sentiment de soi.
Si son passé était le vôtre, sa douleur la vôtre, son niveau de conscience le vôtre, vous penseriez et agiriez exactement comme lui. Avec cette prise de conscience, viennent le pardon, la compassion, la paix ».
Extrait tiré du livre « Quiétude » d'Eckart TOLLE.


Les blessures de l'enfance, souffrances intérieures latentes !

Latente, car cette souffrance peut être réactivée au travers de situations lui faisant écho, avec les mêmes émotions et ressentis.
Si l'on a été en proie enfant à des situations traumatisantes telles que l'abandon, le rejet, l'humiliation, la trahison, l'injustice, la dévalorisation, la honte, etc., les émotions ressenties bouleversent et affectent profondément notre être. Même si la réalité est toute autre, il suffit d'avoir, dans ses « tripes », ressenti ces blessures pour en souffrir, car notre cerveau interprète le ressenti comme étant une réalité.
Par exemple, si enfant nous n'avons pas été préparés à la séparation, quelques heures suffisent pour souffrir d'abandon ou de rejet. Parce que nous nous sommes sentis abandonnés, nous avons le senti/ment de l'avoir vraiment été.

Lorsque le traumatisme est trop important, par , il y a une tendance naturelle à l'oubli. Ces blessures sont ainsi intériorisées, refoulées au plus profond de soi, mais elles conditionnent désormais la vie de ceux qui en ont souffert, influençant leur manière d'être présent au monde, mais aussi leur communication et le regard porté sur eux-mêmes et sur autrui. Car il y a au plus profond d'eux, des angoisses et des peurs d'être à nouveau abandonnés, rejetés, humiliés, trompés, blessés, etc, créant un sentiment d'insécurité, et parfois même de culpabilité. Si bien qu'à leur insu, au cours de leur vie et au travers de relations affectives, familiales, professionnelles et /ou amicales, peuvent se « rejouer » ces mêmes schémas, en écho à ces blessures.

Parce que ces blessures purement subjectives ont une certaine prise en nous, nous avons à nous en détacher de manière à « lâcher » la souffrance qu'elles occasionnent dans notre vie présente, en prenant conscience qu'elles ne sont qu'une illusion créée par le mental ego.


Les manques affectifs, les blessures physiques et/ou psychiques sont mémorisés.

Toute souffrance quelle qu'elle soit, est mémorisée. Celles infligées au corps le sont au travers de nos sens. Notre cerveau mémorise les odeurs, les lieux, les couleurs, les ambiances, les voix, les attitudes, les regards portés sur soi, etc. et il restitue le ressenti qui y est associé dès la moindre réactivation de ces souvenirs.

Pour exemplifier mon propos, voici deux petites histoires. Celle qui suit est en rapport avec la mémoire visuelle, l'autre sur la mémoire kinesthésique.
Une jeune femme vint me consulter pour une dépression dont elle souffrait depuis deux ans sans savoir ce qui l'avait « plongée» dans cet état. Lorsque je lui demandais ce qu'il s'était passé émotionnellement à ce moment-là de sa vie, elle me répondit « rien » ! Soudain, au bout de quelques instants de silence, elle se souvint d'un repas de famille où elle se sentit très mal, au point de quitter la table pour aller s'allonger. Je l'invitais alors, à me décrire la « scène » et à me dire quelles personnes étaient présentes à ce repas. Subitement, le souvenir d'avoir vu un oncle qu'elle n'avait pas revu depuis plusieurs années fit « surface », cet homme l'avait violée lorsqu'elle était toute petite. Le choc fut tel, qu'à sa vue, une dépression réactionnelle s'ensuivit. L'oubli de ce souvenir douloureux occultait cette souffrance.

Dans cet autre exemple, la personne se sentait très mal sans savoir pourquoi, à chaque fois qu'elle allait au cinéma. Par , son cerveau l'avait là aussi, plongée dans l'oubli du traumatisme subi enfant, celui du viol dont elle avait fait l'objet dans un de ces lieux. Cette mémoire traumatique se réactivait au contact de l'ambiance qui se dégageait de la salle, notamment lorsqu'elle était plongée dans le noir au moment de la projection du film.


Si tout né de soi, la guérison aussi !

Comme je l'ai déjà évoqué, tout prend naissance en soi d'un conditionnement, affectif, familial, culturel, sociétal et/ou cultuel pour certains. Pour ne pas rajouter plus de souffrance aux « blessures existantes », nous avons à accepter ce que nous ne pouvons changer en lui donnant le droit d'exister. C'est la seule issue pour ne pas être soumis à la frustration et à l'obligation de devoir se soumettre à ce que nous refusons et rejetons intérieurement. Si nous n'avons pas le pouvoir de modifier une situation, nous avons le pouvoir de nous détacher de la souffrance occasionnée.
Il y a en chacun de nous toute une subjectivité qui transforme la réalité en vérité personnelle. Sans en avoir conscience, nos constructions et projections mentales nous leurrent et nous aveuglent. Dès lors que cela passe par le prisme de nos émotions, nous avons une vision erronée des choses. Car, au moment où nous sommes sous leurs emprises, il est bien difficile de s'en extraire pour ne s'en tenir qu'aux faits et rien qu'aux faits. L'interprétation est alors personnelle.

Pour aller vers une liberté d'être, il nous appartient de sortir de cette « dictature » de l'ego qui règne en soi et qui génère du mal-être. Il est important de nous libérer de sa tyrannie, puisque c'est au sacrifice de notre véritable nature. Nous avons à prendre conscience de ces schémas qui se répètent et des nœuds émotionnels qui font barrage à notre liberté intérieure.


La difficulté à aimer !

Malgré l'amour que nous éprouvons pour autrui, nous ne sommes pas toujours aimants en toutes circonstances.
Cette difficulté à aimer ou à extérioriser l'amour que l'on a en soi, provient de l'environnement affectif dans lequel nous avons grandi, et où notre cœur d'enfant a souffert (manque d'amour, de considération, de reconnaissance, ...), ou même, souffert d'avoir vu souffrir.
Le manque d'amour est une blessure profonde, il est difficile de transmettre ce que l’on n'a pas reçu et il faut du temps pour « apprivoiser » les gestes qui démontrent tout l’amour que l’on a au fond de soi. D'autant plus difficile à communiquer, lorsque l’on en a été privé, ou pas senti émotionnellement l'amour porté sur soi. Mais, cela ne veut pas toujours dire que l'on a pas été aimé.

Comment dire « je t'aime » alors que personne ne vous l'a jamais dit et ni appris à vous aimer ? Comment intégrer une « belle image » de soi et bien se construire, lorsque l’on n'a pas été accueilli dans l’amour ?
S'étant senti rejeté, mal aimé, délaissé…, il y a un risque de se rejeter soi, de mal s’aimer, de se nuire à soi même, ce qui ajoute encore plus de souffrance. Les personnes habitées de ce « mal » intérieur risquent de se heurter à des situations faisant écho à ces blessures.
En effet, ce manque d'amour pour soi cherche à être comblé et peut s'exprimer de différentes manières selon les individus. Par exemple, par un trop-plein d'amour ou de générosité pour autrui, une manière de lui dire « aime-moi, reconnais-moi !».
Mais il y en a aussi qui, en ayant le « cœur sec », inconsciemment cherchent à se faire rejeter. N'étant pas habituées au contact physique, certaines personnes peuvent éprouver une difficulté à recevoir ou à donner des gestes d'amour, comme l'étreinte ou les caresses. D'autres, peuvent avoir une grande difficulté à ressentir l’amour d'autrui. Ne l’ayant pas ou peu reçu et ressenti enfant, elles ont le senti/ment de ne pas mériter l'amour qui leur est manifesté, se demandant pourquoi elles sont aimées. Cette blessure reflète une image de soi souvent très « négative ».


Il ne faut rien attendre des autres, nous sommes les seuls à pouvoir nous « réparer ».

L’amour pour soi s’apprend et s’apprivoise. Pour pouvoir aimer librement, il est important de s'aimer soi. En s'autorisant l'amour pour soi, c'est faire acte de reconnaissance et d'acceptation de ce que nous sommes. Cette communication de soi à soi, a pour effet de reconnaître la souffrance de notre enfant intérieur, mais aussi de venir en « réparation » pour l'apaiser. Une fois que l’on s’est « nourri » soi-même d’amour, par la reconnaissance et l’acceptation de soi inconditionnelle, on peut ensuite propager cet amour autour de soi en toute liberté.


Je me choisis... de Nicole CHAREST

Je ne veux plus me nier, nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J’ai le droit de respirer, de me dire.
J’ai le droit de dénoncer, de penser, de crier.
J’ai le droit d’exister.

Je veux vivre debout, être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m’aimer.
Je veux rêver, rire, m’épanouir.
J’ai besoin d’air, j’ai besoin de m’écouter.
J’ai besoin de décider pour moi, avec moi,
en fonction de mes besoins à moi, de ce que je veux faire de ma vie.

J’en ai marre de vivre en fonction des autres pour être aimée.
J’en ai marre de faire des courbettes pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie.
Je choisis de vivre mes sentiments, mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu’au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d’essayer, de me tromper,
de recommencer, d’essayer encore et de réussir.
Pendant la transition, j’accepte ma souffrance, ma déception.
J’accepte mon insécurité, mon désespoir.
J’accepte ma colère contre les autres.
On ne m’avait rien promis.

J’accepte ma colère contre moi, de m’être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu’avec le temps,
ces sentiments vont s’atténuer et disparaître, remplacés par le pardon.

Je sais qu’avec le temps, mon cœur va guérir d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu’avec le temps, j’oserai à nouveau tenter l’expérience d’aimer et d’être aimée.


« Celui qui se sera étudié lui-même sera bien avancé dans la connaissance des autres ». Denis DIDEROT.

Ce chemin est à l'image d'une montagne embrumée en son pied, que nous gravissons non sans mal (représentant nos agitations mentales et émotionnelles). Au fur et à mesure de l'escalade, la brume s'estompe et la montagne nous apparaît alors dans toute sa splendeur. Arrivés au sommet, un sentiment de liberté et de bien-être nous envahit !

Nous avons à prendre conscience que nous sommes au centre de notre existence, au cœur de notre histoire et par simple ignorance ou méconnaissance, nos actes sont souvent sans « bénéfice ». En conséquence de quoi, nous sommes prisonniers de nos aveuglements et illusions, et bloqués dans des idées et opinions.
Cette voie vers la connaissance de soi consiste à entendre avec l'intelligence du cœur et l'esprit ouvert, ce qui se joue en nous. Elle peut permettre une mise en lumière d'un discours intérieur « limitant », de nos nœuds émotionnels, nos manques, fêlures et faiblesses, qui font obstacle à la liberté d'être soi. Il s'agit de lever le voile sur les causes de nos souffrances, qui ne font que nous éloigner de l'essence même de la vie.

En levant le « voile » sur l'ignorance que nous avons de nous-mêmes, cela nous permet de comprendre ce qui nous définit, mais aussi, de prendre conscience des mécanismes qui nous régissent. Comme par exemple, de comment nous réagissons émotionnellement, ou de comment se mettent en place des mécanismes de défense pour faire face à nos peurs.
Cette part intime de nous-mêmes, nous révèle alors la manière dont notre mode de penser est structuré, qui n'est pas sans influence sur notre rapport aux autres et au monde qui nous entoure.
Il nous appartient donc d'effectuer des changements en soi, comme des remises en question sur notre système de penser, en examinant nos croyances, préjugés, jugements et certitudes. Tout comme il nous appartient aussi de changer dans notre vie ce qui est en notre pouvoir. Car, il ne peut y avoir de liberté intérieure si l'on est aux prises à des remous émotionnels, des tempêtes psychiques, ou bien encore, aux « jeux » des identifications et « jeux » psychologiques. Ce « monologue intérieur » a pour effet de nous couper d'une liberté d'être et de générer des conflits internes.

Mais le changement ne peut se faire sans mises en mouvement, car si nous n'en restons qu'à l'intellectualisation, rien ne peut se produire et surtout, on risque d'être soumis à des répétitions, comme la mouche qui se heurte inlassablement contre la vitre, alors qu'à côté, une fenêtre est ouverte.

Avec cette détente de l’esprit, du corps et du cœur que produit la libération intérieure, nous pouvons alors accepter ce qui nous est arrivé avec détachement. Cela ne veut pas dire oublier, c'est se délivrer d'un passé parfois douloureux. De même que nous pouvons aussi, accepter la personne que nous étions et celle que nous sommes devenus, car nous comprenons que tout provient de causes qui produisent des effets. Ce qui nous amène à accepter l'autre dans sa globalité, puisqu'il nous apparaît lui aussi avec sa fragilité, ses forces, ses manques, ses faiblesses, etc.
Cette vision éclairée de nous-mêmes nous fait prendre la mesure de notre responsabilité, sans ne plus la décharger entièrement sur autrui, nos parents ou la société. De même que nous pouvons différencier responsabilité et culpabilité qui, elle, ne sert qu'à se faire du mal. En entretenant ce sentiment à l'encontre de soi, non seulement on ressent un mal-être parce que l'on s'en veut, mais on cherche à s'autopunir en se privant de tout bonheur que nous considérons ne pas mériter. Prendre conscience de sa responsabilité, donne le pouvoir de changer.

Plus aucun besoin ne vient perturber cet équilibre. L'orgueil dicté par le mental n'est plus un obstacle, il laisse désormais place à plus d'humilité. Ainsi délivrée de ces « encombrements », cette détente du cœur permet à l'amour de s'exclamer dans notre vie.

« Si vous versez une poignée de sel dans une tasse d’eau, l’eau devient imbuvable. Mais si vous versez le sel dans une rivière, les gens peuvent continuer à prendre l’eau pour cuisiner, se laver et boire. La rivière est immense, et elle a la capacité de recevoir, d’embrasser, et de transformer. Lorsque notre cœur est petit, notre compréhension et notre compassion sont limitées, et nous souffrons. Nous ne pouvons accepter ou tolérer les autres et leurs lacunes, et nous exigeons qu’ils changent. Mais quand notre cœur s’élargit , ces mêmes choses ne font plus souffrir. Nous avons besoin de beaucoup de compréhension et de compassion pour accepter les autres. Nous acceptons les autres comme ils sont, et ensuite, ils ont une chance de se transformer. » TICH NHAT HANK


N'oubliez pas que derrière chaque situation, il y a toujours un cadeau caché... !




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